Trail du roc de la lune 2013

Trail du roc de la lune 2013 à Saint Jean de Bruel (12)

Bonjour les salonais !
Voilà quasiment un an que j'ai posé mes valises dans un petit village sud aveyronais à « Saint Jean de Bruel » et pour fêter ça quoi de plus original que de se lancer sur la 6 ème édition du trail local organisée par l'Amicale Bouliste Saint Jeantaise !
A l'instar de son illustre voisin Nantais (à 6 km) qui jadis organisait le fameux trail des « Templiers » dont l'appellation a changé depuis 3 ans pour devenir maintenant Le Festival des Hospitaliers, Saint Jean (1100 âmes) propose aussi sa journée trail avec trois beaux parcours au choix : un 12 km (600m +), un 27 km (1800m +) et un 60 km (4000 + ).
Le trail des Templiers lui en fait a été déplacé sur Millau car les infrastructures nantaises apparemment n'étaient plus suffisantes pour certains des membres organisateurs pour accueillir les participants de plus en plus nombreux...
Je m'étais déjà essayé en novembre 2012 sur le 12km de Nant (accessoirement aussi le village où je bosse!) et j'avoue qu'après ma course en assistant à l'arrivée des participants du 28 km, voir leur mine fatiguée mais réjouie et écouter leurs récits de courses au micro du speaker m'avait bien motivé. Que dire des aventuriers du 60 km...
Pour Saint Jean je me décide donc pour le 27 km !
Pour ne pas être complètement à la rue, je décide dès le mois de Février de m'entraîner régulièrement (3 séances càp/semaine) et de façon un peu spécifique trail, soit pour moi : avec une sortie longue par semaine de 2h00 harnaché de mon matériel d'hydratation que je pourrai ainsi bien tester, une sortie de 50 min que je consacrerai à des exercices d'éducatifs et de gainage et une sortie d'une heure 15 pour le fun et pour profiter des vertus de la bonne boue aveyronaise ! N'ayant pas vraiment le choix des dénivelés (car par ici on ne trouve pas de plat !) le travail en côte et en descente (tout ce qui fait chauffer les quadriceps quoi !) se fera tout naturellement lors de mes 3 sorties hebdomadaires.
La date fatidique arrive et en guest star du jour outre la participation de dernière minute du champion Patrick Bringer sur le 60 km (un ex redoutable triathlète) une autre star mais salonaise (et toujours triathlète en activité lui !) s'alignera aussi sur le 12 km : si je vous dit « Le Cabri » je suis sûr que les plus anciens auront tout de suite reconnu le surnom donné au bondissant Rémy !
Rémy qui a débarqué la veille à la maison et qui est en quelque sorte en transit entre son séjour du début de semaine passé chez les tarnais Patricia et Pascal (ex triathlètes salonais) et son futur séjour à Montpellier chez Emilie (ex triathlète salonaise) et Julien.
Il a la bougeotte le Rémy !
La météo ce matin n'est pas géniale et c'est un peu un casse tête pour choisir la bonne tenue, celle qui vous tiendra chaud (on annonce de la neige sur certaines parties) mais pas trop et celle aussi qui vous tiendra au sec en cas de pluie ou de neige...
Quand retentit le départ (pour moi une demi heure avant Rémy) il ne pleut pas, c'est déjà ça !
Je m'étais dit que je partirai moyennement et j'arrive pour une fois à ne pas céder à la tentation d'accélérer. Il faut dire aussi que nous ne sommes que 70 au départ et qu'apparemment les trailers sont des coureurs qui gèrent... Bien sûr les bons sont déjà loin devant et doivent sûrement aussi un peu gérer mais à leur allure !
Tout ce passe plutôt comme prévu jusqu'au (d'après mes estimations) 6ème km où dans une longue descente je passe complètement à coté d'un balisage qui indique le bon parcours sur la gauche... Bêtement je dévale la grande piste principale jusqu'à me retrouver au niveau de la rivière Dourbie qu'il était prévu de traverser par un petit pont mais là rien, juste une plage de galets déserte et une rivière en furie infranchissable... Je remonte, conscient que j'ai du zapper un truc et effectivement dans ma longue remontée, je ne vois aucune rubalise alors que depuis le départ il y en avait quasiment tous les 100m. Presque arrivé en haut de la côte je croise deux coureurs qui descendent eux aussi la piste, je leur explique rapidement que la piste débouche sur la rivière mais ces deux lascars, confiants, me disent que c'est pourtant le bon passage et m'invitent amicalement à les suivre. On redescend donc tous les trois dans la bonne humeur (c'est cool le trail !). Mais au final ils constatent dépités, comme moi quelques minutes auparavant, l'erreur de parcours. On remonte à nouveau en s'encourageant et en se donnant rendez vous à l'arrivée! Et effectivement presque au départ de la descente (en haut de la montée pour nous ! ), il y a bien un balisage qui indique un petit single bien raide qui trace dans la forêt !
A partir de là j'oublie complètement mes bonnes intentions concernant la gestion des allures et je vais me mettre dans le rouge quasiment à chaque montée et prendre des risques dans les descentes techniques (qui ne sont pas trop mon fort!). Ce petit quart d'heure perdu m'a bien boosté (montée d'adrénaline?) et me fait un peu oublié la douleur et la peur. De plus même si moralement j'ai pris un coup en fait je me retrouve maintenant dans une position où je remonte sur des coureurs et ça c'est toujours mieux que de se faire doubler!
Au 20 ème km je me retrouve au point culminant du parcours sur une grande crête d'où on peut apercevoir jusque très loin le sentier et je n'y vois plus personne. A partir de ce constat, la frénésie de mes 13 derniers km de course retombe... C'est sur cette crête bordée d'immenses forêts à 1200m d'altitude, dans ce cadre magnifique, que je réalise combien c'est magique d'être là et que j'ai bien de la chance. J'en ai presque un peu honte d'avoir été aussi obnubilé par ma place et mon chrono... C'est aussi à ce moment que la pluie s'invite mais à la limite ça rajoute à l'intensité émotionnelle !
Je finis la course en solitaire gambadant jusqu'à l'arrivée. Il faut préciser aussi que ces 7 derniers kms sont quasiment tous descendants, ça aide à gambader !!
A l'arrivée je retrouve ma chérie Sylvie et Rémy qui m'encouragent pour l'ultime tour de stade.
Je suis bien rincé (par la pluie et surtout par la fatigue) mais vraiment zen (un peu comme maître Nadir !).
Je ne vous raconterai pas la super course de Rémy car j'espère bien que Jacques réussira à le convaincre de nous la faire partager dans un CR ! Mais lui aussi s'est bien amusé et semblait bien zen après son trip sur la Lune !
C'est sûrement l'air de l'Aveyron qui nous réussit !
A bientôt les triathlètes et bonne saison à toutes et à tous (petits et grands!)
jm

Las Clédas (12 km) :
Rémy Roman 21 ème en : 1h 21 min

Le Roc de La Lune (27 km) :
Jean Marc Neyron 16 ème en : 3h 24 min

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