Marseille cassis 2011

cr de mery

" Après une édition 2010 quelque peu...aquatique, je décide, voici quelques temps, de réitérer Marseille-Cassis: dans mon exil Champennois, l'air iodé, entre autres choses, me manque... Cette année, Nadir et Piou s'embarquent également dans l'aventure, nous optons donc pour une 'avant course' commune. Rendez-vous en ce dimanche 30 octobre à 6h00 précises chez Nadir... après une nuit agitée : le changement d'heure, la préparation de la course et diverses autres raisons ont eu raison de mon sommeil, mais visiblement je ne suis pas la seule à avoir eu une nuit hachée. Le stress de la course??? Nous, jamais!!!!
Nous voilà donc partis tous les 3, rejoins par d'autres, au petit matin, direction Cassis. Première bonne nouvelle, malgré la fraîcheur matinale, le temps s'annonce merveilleux : pas un nuage en vue, ouf!
L'ambiance tellement particulière de cette course, mythique à plus d'un titre, commence dès la montée dans les navettes qui nous amènent à Marseille : rencontres et échanges avec d'autres coureurs, venus de la France entière (tiens, un peu comme moi, désormais), et même de plus loin, courir dans notre belle région. L'athmosphère est très détendue, Nadir, Piou et moi nous remémorons des souvenirs sympas de courses passées (n'est ce pas Piou...).
Descente à Marseille... et là : début du show.... Nous avons RDV, Nadir et moi avec des amis militaires qui doivent nous faire accéder au sas préférentiel (Nadir vise une perf, on souhaite éviter la foule, et moi j'ai très envie de revoir mes amis). Mais 15 000 personnes, ça fait du monde, et le stade Vélodrome c'est grand!!! Nous sommes obligés de lâcher Piou;après quelques tours et détours, ouf, des têtes connues, pas les bonnes mais quand même. Et quel plaisir que de retrouver mes partenaires d'entraînement d'il y a... moultes années déjà (d'ailleurs, merci la tenue du club grâce à laquelle ils m'ont repérée!). Notre petit groupe, gonflé à bloc, s'offre donc le privilège d'un échauffement au milieu des meilleurs dans le sas reservé, puis d'un accès en direct au plus près de la première ligne (Coucou MJ Pérec!). Nadir nous quitte pour s'approcher encore plus....je ne le reverrai que...bien plus tard!
Je reste avec mes amis, le 'coup d'envoi' est donné, waouw, je passe l'arche 30s plus tard!!! Heu, il doit y avoir comme une erreur  de placement là, ça court vite, très vite, trop vite!!!! Mes amis devant me lâchent, derrière les filles sont déjà loin, bon là il n'y a plus que moi et mes jambes sur qui compter, aie... Je cours quand même les 4/5 premiers kilomètres en environ 4 min au kilo (si, si, 'emportée par la foule', même à moi ça peut m'arriver!!)...mais très vite, je sens que mes jambes vont me faire défaut, ma tête aussi: ça tremble, ça tourne, je savais que ça allais trop vite (d'ailleurs, le fanion 1h45, temps visé, est derrière moi, je ne le vois pas). Vite le 1er ravito!!! Tant attendu, le voilà : je mange, je bois, je marche : il faut vraiment que je récupère, d'autant que les choses sérieuses vont commencer. Pas question d'abandonner, il va donc falloir que je gère si je veux aller au bout!!! Commence alors un graaaaand moment de solitude dans la montée de la Gineste, que je passe en...56 min (rapide calcul : Nadir ne doit être pas loin du 15ème km, lui!!!). Je récupère une nouvelle fois avant de repartir, ça y est j'ai 'basculé', je devrais pouvoir aller au bout... oui mais je ne suis pas au bout de mes peines : le faux plat de Carpiagne (tiens, je l'avais oublié celui-là!) arrive très vite. Au final, je suis obligée de gérer toute la course, la forme n'est décidément pas au rendez-vous, les côtes se succèdent et me font très mal (aïe l'arrivée sur Cassis! Re-rapide calcul, quand je passe l'arche des 5km restants, Nad est arrivé, depuis longtemps déjà...), les descentes ne me permettent pas de récupérer, mes jambes me font défaut, j'ai mal partout, et les kilomètres, bizarrement s'allongent. Bon, heureusement le temps est superbe (il fait même chaud pour courir), je fais contre mauvaise fortune bon coeur, de toute façon j'ai perdu mon pari (...), et profite du paysage. C'est juste...magnifque, à couper le souffle, surtout pour moi qui suis loin maintenant, je me prends à rêver... Je passe au final l'arche en 1h56, j'imagine la tête de Nadir qui m'attendait en 1h40 (...), je le cherche (vite, un visage ami!!!). Mais ouf, moins de 2h quand même, à l'agonie...pas le temps de sauver la face, je suis très vite repérée par Piou qui attend au ravito, il a l'air content, en forme même. Bon je récupère un peu, et je me transforme en journaliste : " alors Piou, tes impressions???" Et bien, Piou est ravi, il a passé la Gineste comme une fleur en 45 min pour sortir une course en environ 1h30, même pas fatigué!!!! Mais où est donc passé Nadir???? Il doit être là depuis longtemps, mais pas de Nadir au rendez-vous. Et là, début du 2ème show : se retrouver au milieu de l'immmmense foule. Mission impossible, finalement, nous ne le reverrons qu'une fois retournés à la voiture (pfou... c'est loin aussi!). Heureuse de le retrouver, très curieuse aussi de ses sensations, je redeviens journaliste d'un jour : " Alors, Nad, cette course?". Impression mitigée pour lui, qui finit en moins de 1h22 quand même, me laissant juste...medusée! Il visait 1h20, il est donc parti devant, fort, trop fort apparemment car il nous dit avoir 'explosé' vers le 7ème km, souffert dans la Gineste (ah, oui? il est donc humain aussi!) qu'il franchit en 43 min, avec 3 min de retard sur sa prévision, qu'il tente de rattraper dans la descente. Mais c'était sans compter sur Carpiagne (tiens, ça me rapelle quelque chose...). Au final, les côtes lui ont fait du mal aussi, mais il finit tout de même en 1h22, dans les 228èmes (sur 13500 partants!)!
Moi je dis juste bravo champion, pour une 2ème expérience seulement sur semi. Bravo à Piou qui a fait une excellente performance également. Bravo à tous les membres du club qui ont couru, ceux que l'on a pu voir (Arnaud, Hervé) ou non (Ludo) et qui ont tous fait une super course (1h28, 1h43 et 1h35 je crois).
Nous repartons tous les 3 épuisés, mais au final très heureux d'être allés au bout (surtout moi, qui pour la première fois en ai réellement douté!), les garçons d'avoir atteint leur objectif. Mais surtout d'avoir participé à cette super organisation, pour une course à vivre absolument, mais exigente, de ce cadre juste superbe, avec ce temps d'été indien qui n'en finit pas.
Pour ma part, même si j'ai pu me rendre compte de mon état de forme pitoyable, cette course m'a permis de revoir avec beaucoup d'émotion de nombreux amis que j'ai laissé ici, de croiser avec plaisir certains membres du club : les actuels (Arnaud, Hervé)....mais aussi les anciens! (Fabien Meyer!!! Pas que moi qui traverse la France pour souffrir). De passer un super moment avec les garçons (c'est toujours un plaisir d'aller courir avec eux, la bonne humeur est toujours au rendez-vous), de faire le plein de sensations, de recharger mes batteries au soleil dans cette région superbe que j'aime tant... bref, au delà du plaisir du sport, ce fut surtout pour moi une journée riche en émotions.  Et malgré la douleur, je suis prête à resigner pour une 3ème édition l'an prochain!!!!
Et dans l'attente de vous revoir très bientôt, je souhaite à tous les membres du club une excellente saison sportive et surtout plein de bonnes choses... Au plaisir!
Sportivement et amicalement.
 MERY EN 1H55'23" 5510 ième

cr de herve

Cela fait quelques temps que nous en parlons aux entrainements du mardi de cette fameuse course « Marseille-Cassis », qui la fait cette année ? Qui là déjà faite ? Elle est belle mais dure, la montée de la Gineste, Carpiagne, la descente vers Cassis… je prends un max d’info pour m’imaginer le parcours et me lancer dans l’aventure pour mon premier semi.

Rendez-vous avec Bruno et des collègues à 6h pour aller à Cassis, on prend le bus direction Marseille, dépôt des sacs aux camions vestiaires et nous voilà devant le Stade Vélodrome pour un échauffement, une météo superbe, des coureurs de partout, de la musique, de l’ambiance, ça y est cette fois on y est !!!

 On se place pour le départ, je me sens bien, en forme et impatient d’y aller !!! et c’est parti, je pars sur mon rythme en essayant de pas me faire emmener, voila déjà l’Obélisque tout va bien, la route commence à s’élever et les premiers lacets de la Gineste sont là, les jambes sont bien le souffle également, j’aperçois des drapeaux de temps 200m environ devant moi, la vue sur Marseille, la mer et les calanques sont magnifiques, je prend le temps d’admirer ce ruban multicolore de coureurs dans les virages, un hélico nous filme en étant au même niveau de la route tout le monde les bras levés c’est top, super ambiance et pendant ce temps là je reviens sur les drapeaux de temps qui annoncent 1h45, génial un bon coup pour le moral !!! Je continue sur ma lancée je relance légèrement les jambes suivent j’en suis presque euphorique, je passe au sommet de la Gineste en 53’30, je m’impressionne tout seul d’avoir grimpé la Gineste de cette façon. Me voilà dans la descente, je suis conscient que je suis pas encore arrivé et qu’il y a encore quelques difficultés à passer, pour le moment tout va bien je passe le faux plat montant de Carpiagne, ouf il m’a fait un peu mal quand même…je m’hydrate bien à chaque ravito car la chaleur est là et bien là, les kilomètres défilent la fatigue commence à se faire sentir mais j’essaye de ne pas y penser et arrive le 16eme kilo ou je coince d’un coup, les jambes sont lourdes, la pente s’accentue et ça fait mal, gros coup au moral quand les drapeaux de temps me rattrapent et que je ne peux pas rester à leur rythme, les mollets commencent à me piquer je m’accroche jusqu’en bas de cette descente horrible, me voila en bas de la côte des pompiers je passe en mode « off », je cours sans réfléchir, j’ai mal partout, ça sent l’arrivée du monde de chaque coté de la route, la vue du port me redonne un peu d’énergie et j’envoie tout ce qui me reste jusqu’à l’arrivée. Je retrouve Piou en pleine forme moi je suis à « l’ouest complet »je vais mettre bien 5 minutes à me refaire, Merry est là aussi on se raconte notre course autour d’un « powerade »…Je retrouve Bruno à la voiture on est tous bien éclaté mais content d’avoir terminé cette belle course. Bilan positif pour moi, je me suis régalé même si j’ai galéré sur la fin, mon temps est de 1h47.Une organisation parfaite, à refaire l’année prochaine.

@+ Hervé

cr d'arnaud

Jamais je n'avais réussi à m'inscrire à Marseille-Cassis. L'idée est donc de profiter d'un abandon de dernière minute et de récupérer son dossard. 3 jours avant la course, l'occasion se présente et c'est avec joie que je me présente pour la première fois au départ de cette course incontournable.
Je croise Nadir et Mery, je vais sur la ligne de départ avec 1h30 d'avance...  à priori ce n'était pas assez, il y a déjà foule. Et c'est le départ.. à froid ... et dans la masse (on a pas tous des combines comme Nadir le keynian pour partir dans les élites!!). Je piétine pendant 2 km, je rattrape le meneur d'allure 1h45 puis enfin (au bout de 35 min) le meneur d'allure 1h30. Les paysages sont superbes, je double des aveugles qui courent en duo à une vitesse étonnante, des paraplégiques qui calent dans la montée mais qui sont encouragés par tous, il y a vraiment un bon esprit dans cette course. 
Et puis c'est la descente, ça va vite, très vite, attention aux molettes! Il ne reste plus que 3 km et un début de crampe. Je course avec un certain Popeye, il a un coach et est encouragé par tout le monde..; aucune idée de qui cela peut être... enfin bref, je reste avec Popeye, nous arrivons au port, c'est magnifique, du monde partout, du soleil, la mer. Et la, la crampe me scotche à 300 m de l'arrivée, j'arrive en boitant jusqu'à l'arrivée.. c'est pas glorieux. Je termine tout de même la course en moins de 1h30. A l'arrivée je rencontre des têtes connues du club, c'est sympas : Nadir fière de son 1h22 (même s'il aurait préféré faire 2 min de moins), Mery rayonnante, Piou qui me fait des calculs compliqués pour m'expliquer son temps réel.  
A faire et à refaire."
Arnaud CAUGANT 1h28 /  550ieme


Arnaud

cr de ludovic

Marseille-Cassis 2011, un bon cru!
La course s'est déroulée sous une chaleur exceptionnellement forte puisqu'on a rapidement dépassé les 20 degrés. Comme en plus il n'y avait pas du tout de vent, il fallait être vigilant. Sitôt le départ donné, j'ai d'ailleurs senti les effets de la chaleur, c'était presque étouffant.
Cette année nous étions 15000, il me semble que les années d'avant c'était plutôt 12000; en tout cas, les avenues étaient totalement bloquées et il fallait littéralement faire la queue pour monter la Gineste. C'est le peloton qui fixait l'allure la plupart du temps; mais Marseille-Cassis, c'est ça aussi, il faut savoir faire avec. La première partie s'est en tout cas bien déroulée: bon rythme, aucune douleur nulle part, et du coup je commençais à me dire "je peux faire un bon temps".
Sauf que dans la descente, j'ai tout doucement été gagné par une sorte de lassitude: ça faisait mal, il faisait chaud et ça n'en finissait pas; bref, la force et l'envie ont diminué plus rapidement que d'habitude. A 6km de l'arrivée, là où l'an passé je me rappelle très clairement avoir accéléré, cette fois il ne s'est rien passé, j'étais à bloc et j'attendais l'arrivée. Il me semble qu'au cours de ma préparation j'ai moins couru sur bitume que les années précédentes alors que ça demande de l'habitude, c'est très cassant.
 
Enfin, l'arrivée a été en vue et j'ai pu passer avec un temps meilleur que l'an dernier, ce qui était tout de même mon objectif principal (même si mon objectif secret était de me rapprocher bien plus que ça des 1h30, voire de les atteindre).
N'empêche que je reviendrai l'an prochain pour mon 6e Marseille-Cassis avec toujours la même envie de me surpasser!
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