IRONMAN DE NICE 2016

IMPROVISATION : IRONMAN DE NICE

"Je n’ai jamais aimé tout planifier, j’aime bien m’entraîner et prendre les courses petit à petit comme elles viennent même s’il est souvent nécessaire de suivre un plan d’entrainement adapté pour être au top le jour J… Aussi, lorsque Gonzague m’a proposé de récupérer son dossard pour l’ironman de Nice, je n’ai pas hésité longtemps, je trouvais le défi intéressant : faire un IM en étant entraîné mais sans avoir eu de prépa spécifique, sur un coup de tête (comme j’aime parfois le faire) et surtout sans avoir eu le stress de la prépa. Une semaine après les 24h du circuit Paul Ricard, je me retrouve donc engager sur l’ironman.

Samedi matin 9h, départ pour Nice afin de pouvoir récupérer les dossards avant 13h. Le retrait des dossards se passe sans encombre, heureusement, avec Gonzague nous avons le même nom ! Grosse surprise sur la promenade, je croise des amis australiens de passage à Nice et qui viendront me supporter dimanche sur la Prom’s ! Puis je rejoins le club des sardines, ils sont une cinquantaine de participants à faire l’ironman ! Je remercie au passage mon pote Quentin Criscuolo du même club qui m’a hébergé à Nice, sachant que je n’avais rien prévu à l’avance.
Petit moment avec le club des sardines et puis vient l’heure du check-in de 17h à 18h pour déposer le vélo, les sacs Run/Bike et récupérer la puce de chronométrage. Pour l’occasion on a le droit à de la pluie que l’on subit en espérant ne pas la retrouver le lendemain.

Dimanche matin, réveil à 4h30 pour un départ à 6h30, la nuit a été courte. Petit échauffement de 250m dans la Méditerranée avant de rejoindre mon sas de départ.
6h30 le départ est donné, je pars très prudemment en sachant que j’aurai le temps de me faire ma place, je n’utilise pas les jambes afin de me préserver pour la suite. Au large, pas de chance, je me fais piquer par une méduse ! J’ai l’habitude de remonter ma combi jusqu’au milieu du bras afin d’avoir les épaules biens dégagées et la garce m’a laissé quelques aiguilles dans le bras mais rien de grave, c’est juste déstabilisant (et ça fait un peu mal aussi) je ne m’attendais pas à me prendre sur le bras la seule méduse paumée au large de Nice ce jour-là !

Je sors de l’eau en 1h04, un temps que je trouve convenable étant donné la distance. (3975m) A T1, je prends le temps d’enfiler un maillot vélo et de prendre des manchettes dans les poches qui me serviront plus tard en haut des cols. Petite boulette au moment de rejoindre mon vélo, je m’aperçois que j’ai pris mon sac de transition avec moi pensant pouvoir le jeter dans une ‘’dropbox’’ comme au 70.3 d’Aix, alors qu’il faut le laisser sur place. Je me retrouve donc à retraverser tout le parc à vélo, qui est très grand, à contre-sens des concurrents pour aller le reposer ce qui me fera une transition très longue de plus de 6mn, mais cela reste négligeable sur la longueur d’un ironman.

Ce moment de solitude passé, c’est parti pour les 180 kms de vélo, (plutôt 174 en réalité) la première demi-heure se passe lentement mais sûrement, je me fais doubler de tous les côtés, les mecs sont déjà à bloc. Pour ma part, j’ai carrément les jambes lourdes, n’ayant pratiquement pas utilisé mes jambes dans l’eau, elles sont encore un peu « froides. »
A l’entame du premier col, les sensations arrivent, les jambes sont bonnes et je commence à doubler, doubler et doubler ! Les nuages sont menaçants et j’essaye de me dépêcher pour tenter de passer au travers. En haut du col de l’Ecre, le ciel se dégage et la vue est magnifique, je marque une petite pause contemplative avant de reprendre ma course, je m’alimente toutes les demie-heures sans fautes afin de ne pas risquer l’hypoglycémie et je change régulièrement mon bidon isotonique aux ravitaillements. Je m’amuse bien sur la parcours, ça monte fort à certains endroits, ça descend fort à d’autres, il y a des relances ainsi que des portions de plat où l’on peut rouler vite bref c’est top ! Je boucle le parcours vélo en 5h18 à une vitesse moyenne de 32,5 km/h pour un dénivelé de 2200m, c’est plus vite qu’à Vichy où il n’y avait que 800m de dénivelé positif !

Je pose le vélo relativement frais et je pars sur la course à pied après avoir enfilé mes chaussures et retiré mon maillot vélo, les sensations sont très bonnes, voir trop bonnes, je suis en moins de 4’20’’ au kilomètre, je sais que je vais trop vite mais c’est grisant et je n’arrive pas à me freiner. Une seule chose me gêne : cela fait 7h que je ne suis pas aller au petit coin et au kilomètre 5 je ne tiens plus, je m’arrête sur la jolie Promenade pour pisser sur un palmier. Ceci fait, tout rentre dans l’ordre, le premier 10 kilomètres passe très rapidement, je commence à ralentir sur le 2ème 10 kilomètres mais les sensations sont toujours bonnes, je m’autorise même à sauter des ravitaillements de peur de manger ou de boire quelque chose qui ne ‘’passerait’’ pas. Grosse erreur, au 25ème kilomètre je sens l’hypoglycémie pointer le bout de son nez. A partir de là, je ferai tous les passages de ravitaillement en marchant pour manger des morceaux de banane ou d’orange et boire 1 ou 2 verres de coca. Je pense à Jean-Claude Casteur qui m’a rabâché toute l’année que, ‘’le coca, il n’y a que ça de vrai sur ironman’’ et il a raison le bougre ! je me retrouve à faire le yo-yo, après chaque verre de coca, les jambes me reviennent mais cela ne dure que quelques minutes, le temps de rejoindre le ravitaillement d’après où j’arrive à chaque fois à l’agonie. Je bois mon verre de coca, ça repart, et ainsi de suite !! Ça devient dur mais je sais que je vais pouvoir finir et cela me suffit, je boucle le marathon en 3H24 à 4’56’’ au kilo, il y avait mieux à faire en étant plus régulier mais cela me permet d’être sub 10 sur l’ironman de Nice, c’était inespéré et c’est une grande satisfaction pour moi.

Maintenant cap sur les championnats de France Longue Distance qui se dérouleront le 19 juin à Baudreix, j'ai hâte de savoir comment je serai, 2 semaines après l'ironman !!
"

Julian F.

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IRONMAN DE NICE (2885 classés)

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Julian
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