CHALLENGE VICHY 2013

 

Séance de rattrapage !

15 août ! Tous ceux qui aiment le long me comprendront, ça rime avec Embrun ! Ca tombe bien cette année j’ai pu préparer la course, poser mes congés, louer en famille un appart à Embrun pour la semaine, m’inscrire sur l’Embrunman, déposer mon vélo au parc la veille… mais une méchante gastro dans la nuit qui précède la course m’empêche de prendre le départ.

Au fond du gouffre, j’entends Anne-Lise ma femme me proposer « tu ne veux pas t’inscrire à Vichy ? » : devant cette idée lumineuse je saute sur l’occasion, petit tour sur internet, les inscriptions clôturent le 17 août ! ouf ! c’est parti je n’aurai pas tout perdu cette année !

Challenge Vichy c’est le 1er septembre, je connais bien le parcours car déjà fait il y a 2 ans sous la canicule, et refait l’année dernière mais sous forme de half car de nouveau des températures extrêmes avaient contraint les organisateurs à réduire la distance.

Cette année c’est le lieu des championnats d’Europe de LD, nous sommes un peu plus de 700 inscrits et la température annoncée est clémente, cool !

La natation a lieu dans l’Allier, c’est une grande rivière mais avec un barrage à la hauteur de Vichy ce qui donne des conditions type plan d’eau, le départ se fait en 2 vagues, plutôt confortable a priori mais ça cogne un peu quand même dans le premier km. Après ça déroule mieux une fois que chacun a trouvé sa place, on est juste gênés par le vent qui fait quelques remous ne facilitant pas la respiration. Donc après avoir bu pas mal d'eau de Vichy, je sors en 1h13 de l’eau, si si pour moi c’est bien je vous jure, une petite transition et c’est parti pour les 2 boucles de 90 km. Le parcours ne comporte pas de difficultés, une seule côte de 2 km un peu raide à faire 2 fois, le reste ce n’est presque que du plat ou faux-plat. Le tout est de tenir la distance de manière régulière sur des portions roulantes car les seules sorties longues que j’avais faites cette saison avaient été pour préparer Embrun donc que de la bosse.

Le premier tour passe bien, je me fais passer par tout un tas d’acharnés dans les 20 premiers km puis ça se calme, le retour se fait vent de face alors que c’est normalement la partie la plus roulante. Au début du deuxième tour je me sens bien, j’en profite pour accélérer un peu tout en me disant qu’il faut en garder quand même sous la pédale pour la fin du parcours. Ca ne loupe pas : le deuxième retour vent de face fait vraiment mal aux jambes, le vent du Nord s’est bien amplifié, je sens la vitesse diminuer même si j’ai préféré ne pas mettre de compteur, je croise un gars du Triathl’Aix avec qui on se demande si on n’a pas emmené notre foutu mistral avec nous ! Malgré ça les derniers km passent mieux, je me motive en me disant que je suis bientôt à la T2. Je pose le vélo après 5h22 sur la selle, et content de débuter la càp après une transition express.

La càp fait 4 boucles, parcours plat dans des parcs et le long des rives de l’Allier, avec quand même quelques très courtes montées (ponts et passages d’escaliers). Je trouve immédiatement un bon rythme, mes jambes et mes cuisses sont soulagées de ne plus pédaler. Je regarde ma montre aux repères kilométriques, je vois que je tourne à 12 km/h malgré des pauses ravito assez lentes, je me dit qu’il faut être vigilant car ça va vite mais mon corps ne m’envoie aucun signal de détresse. Puis brutalement, au km 8, dans une grande ligne droite avec vent de face, ça fait mal ! Je passe les 4 km suivants à penser à une seule chose : pas le droit de marcher ! Je passe en rythme footing mais ça fait mal quand même. Je prends des gels + boissons énergétiques à tous les ravitos (il y en a tous les 2 km, ça aide !). Puis dans le deuxième tour, ça repart ; j’accélère un peu, ça tient. En plus mon pote Fabien venu m’encourager me remet la motiv, un grand merci ! Au fait je me fais doubler par le supermutant croate qui va gagner en 8h21 : déjà 2 tours de retard sur lui, quand on le voit ça a l’air facile...

La fin c’est que du bonheur, à chaque tour je me dit que je peux accélérer un peu, je revois mes objectifs de temps à la baisse, j’essaie de faire des ravitos plus rapides et je finis à bloc sur les 5 derniers km pour finir le marathon en 3h47. Au total j’explose mon record caniculaire d’il y a 2 ans et je boucle l’ironman en 10h28, heureux, avec mes enfants Malik et Sarah qui franchissent la ligne avec moi.

Je recommande cette épreuve à tous, l’organisation c’est que du bonheur avec notamment massage et spa à l’arrivée, des bénévoles hypernombreux et souriants, qui vous aident dans les transitions, un parcours joli et agréable s’il ne fait pas 42°C, et propice à de bons chronos ! Merci à Gaël Mainard, à toute l’organisation et à tous les bénévoles du Challenge Vichy !



Gaël Pradel 128ième en 10H28'



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