LES RECITS

ZAMAURRAS

"Le 28 Mai 2016.

Cette date avait été inscrite depuis longtemps dans le calendrier de beaucoup de triathlètes de Salon Triathlon pour participer à la 4ème édition du Frenchman (ex Ironmédoc).

Certains y sont venus pour réaliser leur premier triathlon XXL, d’autres pour faire un bon chrono sur un parcours plat et moi, pour me préparer pour l’Embrunman 2016.

 

Nous étions 346 participants, dans une atmosphère conviviale et chaleureuse, à nous élancer dès 7h du matin de Piqueyrot pour la traversée du lac d’Hourtin.

A la sortie de la natation, je m’aperçois que ma montre s’est arrêtée, sûrement dû à quelques frottements dans l’eau. J’interroge quelques spectateurs sur le bord pour savoir depuis combien de temps nous étions et on m’annonce 1h12. (98ème) Génial ! C’est mieux qu’à Embrun (1h17). De plus, j’apprendrais dans la soirée par les copains qu’il y a eu 4150m de natation pour certains et 4200 pour d’autres. C’est encore mieux.

 

Me voilà maintenant  parti pour la partie vélo. Les mains dans les prolongateurs et la montre sous les yeux, je vais enfin découvrir ce que ça fait de rouler vite pendant 180kms ! Le parcours réalisé en trois boucles de 60kms peut paraitre monotone  pour certain, mais il permet aussi de croiser les copains tout le long du parcours et de s’encourager à chaque fois qu’on se croise. Il permet également de juger les écarts et de savoir où on se situe dans la course. Les kilomètres passent vraiment vite et les sensations sont bonnes. Je m’épate tout seul et m’éclate aussi. C’est jouissif de se voir doubler des vélos de contre la montre à 10 000 € et que toi, tu n’as pas la même monture. Mais vous connaissez l’adage : «  T’occupe pas de la marque du vélo, Pédale !». Par contre, je n’ai pas oublié de regarder ma montre régulièrement pour ne pas rater de ravitaillement, ne pas monter trop haut en fréquence cardiaque et aussi garder une bonne fréquence de pédalage.

Tout ceci m’a permis d’être régulier en vélo : 1h44’14 au premier tour, 1h44’12 au second et 1h47’22 au troisième, mais aussi, de rattraper les gros nageurs du club que sont Alan et Jean Claude et de ne pas me faire doubler par Ben.

Je finis la partie vélo en 5h15’48 avec le 44ème temps vélo et 55 places de gagnées.

Je me retrouve tout de même dans l’aire de transition avec Ben mais avec une légère avance. Tout est bon pour moi car je sais qu’il ne court pas aussi bien que moi.

 

Voilà maintenant le départ course à pied. C’est la discipline où j’ai le plus progressé cette année mais il fallait encore le prouver sur un ironman. J’avais bien travaillé mes allures à l’entrainement, toutes mes séances ont été réussies ; pas de raison de ne pas le mettre en application et de se freiner.

Les jambes sont fraîches et tous mes capteurs sont verts. Quel bonheur de se sentir comme ça ! Le parcours course à pied en forme de « T » nous permet, tout comme le vélo, de croiser les copains du club et de les encourager. On voit de la difficulté chez certains et beaucoup moins chez d’autres.

Un Benoit boiteux mais content de me croiser.  Un Thierry souriant. On dirait qu’il prend son pied. Tout comme Christine. Le Président en mode décomposition mais qui ne lâche pas. Alan et Jean-Claude qui me félicitent à chaque fois qu’ils me croisent.  Tout se passe à merveille, personne ne me double. J’attaque le dernier tour et une question se pose : Quand va arriver le mur et comment vais-je le gérer ?  Ce petit moment d’inattention me vaut une chute à plat ventre devant le public. Rien de grave, juste un genou écorché. Au kilomètre 33, ma vitesse se réduit : c’est le mur ! J’arrive encore à garder l’envie de courir jusqu’au prochain ravito qui était 600 m plus loin. Je m’arrête pour me rincer le genou, les mains et les bras plein de graviers et de terre. Boissons et bananes ingurgitées, je repars aussitôt et arrive à relancer. Le mur est passé. Au kilomètre 39, je me sens encore avec des jambes de feu. Je me permets d’accélérer jusqu’à la ligne d’arrivée et de gagner encore des places. Je termine la course à pied en 3h32 avec le 26eme temps et 25 places de gagnées.

Le chrono affiche 10h07’42 et la 27eme place. Les sentiments m’envahissent et je n’arrive pas à retenir mes larmes. Quel chemin parcouru !

 

Je tenais à remercier ma mère qui est venu m’encourager ainsi que ma famille et mes amis qui me soutiennent toute l’année.

Merci  Michel et la famille d’Arnaud de m’avoir également encouragé.

Merci les copains du club qui, par leur joie et bonne humeur, me donne toujours l’envie de venir aux entrainements.

Merci Jérôme Vaglio et Julien Morin de nous avoir organisé un super stage en Espagne. Merci alphatraining.

Et enfin, un grand bravo à Benoit, Jean Claude, Alan, Thierry, Arnaud, Christine et Mireille qui ont tous fini cette épreuve et sans quoi, la fête n’aurait pas été autant réussie."


Nicolas M., 

Finisher Frenchman

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ADDICTION !!

"Que dire... une course effectivement qui peut paraître pas comme les autres et pourtant pas si différente... qui impose une forte gestion et goût de l'effort, un grand travail sur soi et comme me l'avait dit Ben avant le départ beaucoup de patience. Je confirme que c'est une grande qualité pour la réussite d'une telle épreuve
Un long weekend (3 jours) entre copains du club une super ambiance, rigolades comme toujours..Supporter Thierry, Arnaud ... c'est pas toujours facile... avec une impression d'être partie un bon mois.

 Michel toujours présent pour moi m'a supportée sans relâche avant et pendant la course, stress la veille car il a fallu changer mes pneus...
Je remercie Jerôme et Driss bien sûr pour leurs entraînements et tous les amis de Bel air Caro, Magalie, Elsa, Didier, Jean claude...qui m'ont initiée au sport (sorties, conseils, soutien...) et qui ont du eux aussi patienter lorsque je n'avançais pas.... 

Merci également  à l'ensemble des copains du club et je félicite tous les vainqueurs de cette aventure. Un grand bravo à Christine que je croisais à la CAP sans marque de fatigue, super tranquille... impressionnante !!! 
Une forte pensée pour Fabienne et ses proches présents à fond avec nous qui nous ont encouragés tout du long, ils ont du eux aussi patienter... Merci pour le repas qu'ils nous ont organisé en fin de course très appréciable. 

Mon seul problème c'est que je pensais que ce ne serait qu'une expérience unique pour moi mais l'envie d'en refaire un autre me titille déjà.. Attention c'est très addictogène..."

Mireille G.

IRONTHIERRY

"Voilà, c’est bouclé, me voilà IronMan. Cela fait des mois que l’idée a germé dans nos têtes : faire un IronMan, nous avons jeté notre dévolu sur le FrenchMan (ancien IronMédoc). Un hiver clément et un stage en Espagne nous ont permis de nous préparer correctement. Le 26 mai, tous les voyants sont au vert départ en camionnette avec Christine, Alan ainsi que les bagages et vélos des autres compères engagés sur ce défi, Mireille, Arnaud, Zamaurras, Ben et Jean-Claude.  La course débute le 28 mai, nous aurons le temps de nous installer tranquillement. Pour Mireille, Christine, Arnaud et moi c’est notre baptême du feu sur la distance IronMan, personnellement j’ai fait de mon mieux pour les entrainements donc je ne stress pas trop, je tiendrais la distance (ou pas).

Les préparatifs sur place sont simples : prévoir suffisamment à manger et tout disposer sur le vélo et dans les poches. Entre les patates, les sandwichs, les gels, les barres et les boulettes Vaglio, il faut tout prendre. L’alimentation c’est le plus important sur ce type d’épreuve qu’ils disent tous. Nous sommes prêts à tenir un siège.

Le vendredi soir on dépose les vélos dans le parc, tout le monde est ok, pas d’oubli. Go pour la pasta party.

Le samedi, le réveil sonne à 4h45, plus tôt que pour le boulot. On est des grands malades. Petit dèj copieux, et départ pour le parc. Un enfilage de combi plus tard, nous voilà dans le bus direction l’autre côté du lac.

Sur la plage, la pression monte gentiment. Et paf c’est parti.

4 Km plus tard, retour au parc. Transition normale sous la tente puis on enfourche avec plaisir le vélo.

Les 180 km passent sans trop de difficultés même si sur la dernière boucle les cotes sont plus raides et le vent souffle tout le temps de face même après les demi-tours. Enfin la tente, on pose le vélo pour enfin courir.

Ne pas partir trop vite, c’est long un marathon. Les garçons sont tous devant et les filles du club derrières, j’ai des chances de finir 1èreféminine du club ;) comme d’hab. Au passage devant le parc pour ma 2ème boucle, je vois Mireille qui débute la course à pied. Je la laisse partir, ne pas accélérer. Je croise Arnaud, il est blême. Je vais me le faire … Je repense aux paroles de Jérôme : « Si Arnaud part trop vite, il peut exploser en vol et tu pourrais finir devant ». He bien, c’est maintenant, il a explosé, je reviens sur lui à la dernière boucle. Ben me dépose aussi dans cette boucle après m’avoir fait subir le « bizutage Salon Triathlon » du coureur qui prend un tour ;-()

En doublant le Président, je lui demande « t’es à fond là » wahooo, il rigole pas. Je passe.

Fin de course euphorique, je suis avant dernier mec du club, un nouveau standing !!!!

La bière à l’arrivée me « sèche » un peu, mais j’ai repris mes esprits quand Christine arrive tout sourire 39 min après moi.

Le XXL, c’est vraiment une belle course, c’est long mais ça se fait.

Merci aux coachs et aux copains, etc …"

IronThierry 

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