EMBRUN 2014

SPECIAL EMBRUN

LES REACTIONS



"Un grand bravo à tous et c'était super sympa de vous lire."  

                                                                          Sabrina


BENOIT A. FINISHER EMBRUNMAN

"Deuxième participation, et première participation pour mon poulain devenu étalon! Il y a deux ans avec nos gros ventres en buvant des boissons anisées, on avait parié...
39 kg plus tard à nous deux, les résultats sont là et la satisfaction à la hauteur du chemin parcouru!

Cette année j'étais dans des dispositions particulières. Contraint à ne pas courir ou presque (120 km en 12 mois) à cause d'une tendinite à la hanche déclarée en juin 2013. À vrai dire quand on est lourd, qu'on a un problème de parallélisme flagrant et qu'on a jamais couru parce qu'on aime pas ça, en débutant le triathlon même avec prudence la question est: à quel moment je vais me blesser? J'ai la réponse!

Par contre j'ai été séduit par Embrun l'année dernière, et pas seulement par la faune migratrice peuplant le plan d'eau le 15 août!
J'avais en ma faveur une meilleure condition physique générale et un meilleur niveau en vélo. La comparaison des performances sur les cyclosportives ou les triathlons déjà réalisés me laissait entrevoir quelques espoirs d'améliorations notables...
Je visais moins de 13h30 soit 30 min de mieux que l'année dernière. Ayant gagné 15 min à Manosque sur un M, c'était raisonnable de penser ça.

Malheureusement quelques jours avant, un 2ème handicap est venu s'ajouter à la tendinite. Un virus qui passait tranquillement d'un membre à l'autre de la famille s'est installé chez moi. Coup de fièvre, une nuit à claquer des dents sous les couvertures, une rhino-pharyngite sinusite, rien de grave pour quelqu'un qui n'a pas l'Embrunman dans son agenda le vendredi.
Le matin je me lève quand même, défoncé, pour aller encourager les copains sur le courte distance. Cyril dans l'aire de transition à 10 m me dit "qu'est ce que tu as, tu as encore bu?" :-) J'aurai préféré!
J'étais épuisé et un peu inquiet. Mon état s'est amélioré progressivement au fil des jours mais malheureusement le matin du 15 août je n'étais pas totalement remis.
J'ai du faire un gros travail mental pour y aller dans le but de faire moins bien!
J'ai changé d'objectif, simplement finir! :-(
Je suis présent avec les copains et je vais pouvoir suivre Nico dans la réalisation finale de son défi! C'est le principal!

Le départ est donné, grosse émotion, ça chahute beaucoup, c'est pas très large et on est plus de 1200 à vouloir aller au même endroit!
Ça reste tout de même cordial voire chaleureux!
Je nage sur la réserve mais avec la sensation de forcer un petit plus que l'année dernière. Je sors une minute plus tôt en 1h16 (675ème temps) mais une minute plus tard que mon poulain qui a déjà mis son cuissard quand j'arrive dans l'aire de transition.
Là c'est du délire le Charleval fan club de Maurras, renommé depuis la bringue d'y hier soir Zamaurras, est en folie! Les barrières métalliques commencent à fondre!
J'ai l'impression qu'il n'y a qu'eux comme spectateurs! Ils ont fait la une d'un site de triathlon d'ailleurs!
Nico part avec son vélo, là c'est à la limite de la lésion auditive!
J'ai la chance de bénéficier du titre de supporté en second, ça donne les frissons!

On débute par la côte de St Appolinaire, abordée tranquillement le temps que tout se mette en place.
Je rejoins Nico, on discute un peu puis je reprend mon rythme. Je rejoins ensuite Stan un copain rencontré lors d'une reconnaissance du parcours en avril. Je l'ai surnommé Mister Plaque, il a effectué la sortie entièrement sur la plaque, un 52*25, même la rampe de Brunissard et la côte de Pallon!!!
Dans les descentes et sur les parties roulantes je rattrape beaucoup de concurrents, dans les côtes je perd quelques places. Je manque de force, je me mouche tout les 4 km, je tousse, je vois mes objectifs horaires s'envoler. Je n'arrive même pas à rester sur le même rythme que l'année dernière. Moralement c'est pas facile. J'ai le cœur entre 70 et 75%, et je sens que si je fais le forcing pour augmenter le régime je vais bâcher.
Tant pis on va faire avec les moyens du jour.
Par contre je mange comme jamais, 3000 kcal absorbées sur le vélo! Le cœur étant bas, le tube digestif est irrigué correctement et fait sont travail tranquillement.

Je passe quand même l'air de rien devant le photographe à 2 km du sommet de l'Izoard sur la roue arrière, le bouffon de Liège est touché mais pas à terre!

Le vélo se termine difficilement avec un fort vent de face, plus fort que l'année dernière. Vu mon état sur le vélo, je suis très pessimiste en pensant au marathon. J'ai du mal dans mon sport alors qu'est ce que ça va être?
J'ai envie de bâcher alors je fait le point. J'ai peu de force, j'aime pas trop courir, je suis pas entrainé à ça, j'ai l'incertitude au sujet de ma tendinite, et il y a 42 km à faire.
Je cherche une source de motivation. Heureusement j'en trouve une, la photo à l'arrivée avec ma fille comme l'année dernière mais aussi avec mon fils! C'est bon, j'ai plus aucun risque d'abandon je suis déterminé.

Je termine le vélo en 7h44 soit le 366ème temps. J'ai gagné 278 places contre 500 l'année dernière.

En rentrant au parc, le fan club de Zamaurras est en délire, j'effectue un habillage subtil pour animer un peu tout ça (même si c'est superflu!) sans non plus me prendre un carton par l'arbitre!
Je profite d'un massage des jambes et me ravitaille en même temps. Les 2 kinés hallucinent sur le niveau sonore des encouragements! Ils sont impressionnants les Charlevalois!

Je sors du parc et puis là surprise je commence à courir et je me sens bien! Je décide de gérer en partant à 70%, en marchant à tout les ravitaillements dès le 1er et dans les côtes dès 75% de FC max atteint.
J'ai l'impression d'être vraiment lent mais finalement je fais le premier semi en 2h15, comme l'année dernière où parti trop vite j'avais explosé et souffert copieusement.
Et là lorsque je passe le semi je suis encore frais et énergétiquement parlant tout neuf. Surprenant!
Je me donne des objectifs intermédiaires, faire des tranches de 7 km en 45 min afin de boucler le marathon en 4h30.
Au bout de 34 km je sens une baisse de performances malgré une alimentation nickel et une digestion de rêve! C'est tout simplement l'épuisement qui commence à pointer le bout de son nez.
La famille de Nico, la femme de Mickael, ma copine, mes parents, mes enfants et tous les anonymes qui cherche rapidement notre prénom dans la liste m'encouragent et me donnent des forces.
Mon père comme l'année dernière m'accompagne sur le 2ème semi et me soutient sur certains secteurs puis une arbitre nous donne un avertissement en arrivant au plan d'eau. Je file tout seul.
Je tiens le rythme en mettant un peu plus de mental puis au 39ème km la douleur aux genoux devient vraiment vive, je suis dans l'obligation d'alterner marche et course, je lâche 5 min sur mon planning pour passer la ligne avec ma copine, mon fils sur le bras gauche,10 kg et ma fille sur le bras droit, 12kg en 4h35 (422ème place et grosse surprise j'ai gagné 14 places sur le marathon, une 1ère pour moi sur la partie course à pied!).
Ça tire dans les bras, je marche tranquillement en savourant cette dernière ligne droite, je regarde le public, je perd 5 places mais quelle émotion etquel bonheur de boucler cet Embrunman en gagnant 8 min malgré les difficultés du jour!"

Benoit A., 383ème en 13h50


J'ai eu le sentiment de faire ce longue distance en sous régime mais finalement ce manque de force en vélo m'a permis de me préserver et d'être mieux sur le marathon.
Petite frustration quand même de ne pas avoir pu faire un résultat à mon niveau mais satisfaction d'avoir fait le taf!
Ceci me laisse un petit goût d'inachevé... Un troisième Embrunman en revenant plus fort??? J'ai pas encore la réponse!

NICOLAS M.FINISHER EMBRUNMAN ALIAS ZAMAURRAS

"Eté 2012 : Après être entré dans la confrérie des cinglés du Ventoux, nous cherchions à faire une nouvelle épreuve un peu différente. Anthony Frisson était parmi nous et pratiquait déjà du triathlon. Il nous a suggéré de faire un Ironman. Oui mais lequel ? Nice ou Embrun ? Si tu dois en faire qu’un dans ta vie, il faut faire l’embrunman me répond-il, il est plus dur mais plus prestigieux. Ok mais alors dans 2 ans alors car pour l’instant je ne sais pas nager.


15 aout 2014 : Me voilà au départ. Les deux semaines précèdent la course, je trépignais d’impatience comme un enfant attend le père noël. Tous les signaux sont verts. Pas de fatigue, aucune blessure, la conviction d’avoir fait une bonne préparation et la certitude d’être finischer si je n’ai pas un ennui mécanique.  


6h00 : Top départ, on va enfin se réchauffer ! Il faisait très froid autour du lac. Je plonge rapidement dans l’eau et je cherche un peu de place pour nager. C’est énorme ! On est nombreux, ça tape de tous les côtés. De la vapeur d’eau s’échappe du lac, il m’est impossible de voir les bouées. Je décide alors de suivre les gens qui me précèdent, comme un mouton, en espérant qu’ils ne se trompent pas. Seulement je m’aperçois que des individus me traversent un coup par la droite, un coup par la gauche. C’est moi ou eux qui ne nageons pas droit ? Pour viser la deuxième bouée, c’est plus facile, il y a un camion de pompier qui fait office de phare. Mais à ce moment je commence à avoir de la buée dans mes lunettes «Erreur 1: j’ai oublié de les mouiller avant le départ ». Faut que je m’arrête, hors de question de continuer sans voir ou tu vas. Je ne vous raconte pas la frayeur ! Ça arrivait drôlement vite derrière ! Si je ne me dépêche pas ils vont me noyer ! Surtout qu’il n’y en a pas un qui semble lever la tête ! Voilà que je me mets à battre des jambes rapidement pour sortir les épaules et crac, crampe au mollet ! Je repars sain et sauf mais inquiet d’avoir crampé si tôt. Qu’est-ce que ça va donner pour la suite ? Pendant le deuxième tour, ça tapait toujours. Je sors de l’eau en 1h15 sans forcer. Nickel.


7h15 : Entrée dans le parc de transition. Quel moment émouvant ! Les copains du village sont là avec la famille. Ils mettent le feu. On n’entendait même plus la sono. J’avais la larme à l’œil. Le départ pour le vélo s’est fait doucement. Lors de mes cyclosportives, je me mettais la barrière à ne pas franchir à 160puls et pour Embrun, étant donnée qu’il faut finir par un marathon j’ai décidé de ne pas dépasser 150 ce qui a eu comme conséquence que  je n’arrêtais pas de me faire doubler dans la montée pour Réallon. J’ai écouté les conseils qui disaient : « Roule au cardio, cherche pas à suivre, l’euphorie du départ fait que beaucoup sont en sur-régime. Prends ton temps la journée est longue ! ». Je suis certain que c’était des bons conseils. Durant la descente, la roue avant se met à sauter ! Un œuf sur le flan du pneu ! Erreur 2 : j’ai monté un pneu et je n’ai pas roulé avec. Heureusement que je ne pince pas ! Petit arrêt pour réparer ça et c’est reparti jusqu’au bout sans problème. Je pose le vélo après 8h14 alors que j’espérais mettre un peu moins de 8h mais le vent ne nous a pas aidé. J’ai seulement perdu 5 places ce qui n’est pas si mal.


15h41 : Départ pour le marathon. Je croise Marcel Zamora qui bouclait sa course puis Jacques Rebufa qui finissait son premier tour. Petite tape dans la main ! Allez Jacques tu es bien ! Le fan club est toujours là et encore plus chaud. Je ne vais pas les décevoir ! J’ai la sensation d’avoir les jambes neuves et ne ressent plus la crampe du matin. Cependant je suis ballonné et les besoins  naturels (BN) vont me gêner quelque peu. Je réalise le premier tour en 1h59 avec un arrêt BN. Début du deuxième tour toujours aussi bien jusqu’au 27eme km où arrive le mur. Je me mets alors à marcher. Mon beau-frère et mon filleul viennent à ma rencontre entre le km 29 et 30. Ils me motivent pour reprendre à courir à partir du km 30 et je ne m’arrêterais plus. Ils me suivront jusqu’au retour à la digue km39. Je boucle le deuxième tour en 2h39 avec 4 arrêts BN. J’ai gagné 117 places sur le marathon.


20h19 : Le passage de la ligne d’arrivée se fera avec mon filleul et mon neveu après 14h19 d’effort.


Je souhaite remercier ma famille et mes amis qui m’ont encouragé, le président et les membres du bureau qui font vivre le club, Driss et Jérôme pour leurs conseils et professionnalisme, Patrick Cozza pour le plan d’entrainement et les copains du club qui m’ont donné la joie et l’envie de venir m’entrainer.

Bravo Jacques, Ben et Mickael, on est tous finisher.

Santé et à bientôt sur les terrains d’entrainement !"


Zamaurras, 499ème en 14h19

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MICHAEL L. FINISHER EMBRUNMAN

"Je n’arrivais plus à marcher il y a quelques semaines… mais je suis ‘finisher’ à l’EmbrumMan J !

 

Il y a de cela pratiquement 6 mois, j’ai eu une tendinite coriace sous le genou droit qui m’empêchait de pouvoir courir. Qu’à cela ne tienne, je décide d’arrêter l’entrainement en course à pied pour me concentrer sur le vélo. J’allais plutôt bien, jusqu’à ce qu’une crise de polyarthrite me bloque toutes les articulations en moins de 3 jours (orteils, chevilles, genoux, coudes, poignets,…). Impossible de marcher normalement et je dois me cramponner dans la douleur pour réussir un mouvement simple comme me lever d’une chaise. Est-ce que cela est dû au surentrainement ? Je ne le sais pas pour le moment mais j’espère sincèrement que mon problème ne venait que de là et que je n’aurais pas de nouvelles crises à l’avenir.

Mon médecin me donne un traitement à la cortisone qui me calme rapidement mais je sens encore des douleurs et il n’est alors plus question pour moi de m’aligner sur Embrun. J’essaye de faire profiter de ma place à quelqu’un du club… mais personne ne se manifeste. Tant pis… Je pars en vacances en famille pour 3 semaines… sans vélo et sans basquets.

Pendant mes vacances, les douleurs finissent par disparaître complètement. Ah… en voilà une nouvelle qu’elle est bonne ! Et l’EmbrunMan commence doucement à m’obséder. Et si je prenais le départ ? J’en parle à ma femme (Hélène) et à mes enfants, qui m’encouragent dans un premier temps : « Bonne idée… Tu pars tranquillement et dès que tu sens des douleurs, tu t’arrêtes. » Par la suite, mon beau-père qui était médecin me déconseille fortement de le faire. La polyarthrite est à prendre très au sérieux, et il faut que je fasse des analyses supplémentaires… et en aucun cas je ne dois faire cette course. Ca me refroidit évidement, et l’attitude d’Hélène change : plus question que je prenne le départ !

Quelques jours passent… Nous en reparlons… Ma détermination est trop importante : je prendrai le départ tout en essayant de rester prudent (je sais, cette phrase n’a pas de sens).

 

Lundi 4 août : retour de vacances. Plus que 10 jours avant le départ ! 6 mois sans courir, 2 mois sans aucun sport… Je décide de faire quelques sorties pour voir comment mon corps réagit. Deux sorties en piscine : tout va bien (même si j’ai toujours été un piètre nageur). Deux sorties de 40’ de course à pied : ça se passe bien. 4 sorties de 50 kms en vélo juste pour dérouler un peu : là aussi tout semble fonctionner. Je suis prêt à prendre le départ J !

 

Vendredi 15 août, 6 heures du matin, c’est le grand jour ! Je fais la natation avec beaucoup de plaisir en 1h22’. J’aurais bien fait un tour de plus, tellement on était bien. J’arrive à la transition, et sans surprise Jacques, Ben et Nicolas sont déjà partis. Pour le vélo, du fait que je ne suis pas à quelques minutes prêt, je prends le temps de me changer complètement pour partir bien sec. Je gère tranquillement ma course et je passe l’Izoard sans (trop) de difficulté. Evidemment, je sens que je manque de puissance… mais je suis tellement content d’être là que j’apprécie chaque moment en me disant que je ne pensais pas aller si loin. Par contre, la montée de Chalvet (5 kms de montée juste à la fin de la partie vélo) ne se passe pas bien du tout. Je suis épuisé… Je pose le pied à 500m du sommet et j’ai beaucoup de mal à repartir. J’arrive à la transition, et je suis déterminé à continuer. Je vais prendre mon temps (15 minutes de transition !), marcher beaucoup… courir quand j’en ai la force… et je sens que je vais aller au bout.

Je passe la ligne en 15h20’ avec ma femme et mes enfants. Un instant inoubliable !

 

Ma saison 2014/2015 va être allégée pour me surveiller un peu… et si tout se passe bien, je tenterai un nouvel IronMan en 2016.

 

Bravo à Jacques, Ben et Nico pour leurs belles performances. Nous étions 4 de Salon Triathlon… et 4 ‘finishers’ !"

 


Michael L., 772ème en 15h18

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TRIATHLON EMBRUN "M" ET ENFANTS

103ème Bruno B. 2'35'56
326ème Guillaume Z. 2'56'10
406ème Stéphane Q. 3'01'20
470ème Cyrille B. 3'06'04
DNF Maxime S.

40ème Lucie G. 11'37 (pupille)
12ème Clément G. 18'21 (benjamin)

JACQUES R. FINISHER EMBRUNMAN

"EMBRUNMAN 2014: c'est fait!

Petit matin 3h30, je me réveille doucement: la journée va être longue.... Si tout va bien je vais être embrunman ce soir! Mais pour ça il y a de la route alors il faut procéder par étape et ne rien oublier: être méticuleux, appliquer le plan que je travaille depuis le début de la saison. 
Etape une: ENERGIE: appliquer le schémas de base un gel par heure de vélo, deux sandwiches au gruyere que je récupérerai au col de l'Isoard et des petits comprimés pour mettre dans la boisson (non que des electrolytes je vous jure!)
Etape deux: LA CAISSE: remplir la fameuse caisse sans mettre de superflu mais sans rien oublier non plus 
Etape trois: ben quand faut y aller..... allez c'est parti il fait nuit, il est 4h00 cap  sur le plan d'eau, je suis serein!
Etape quatre: TOP DEPART! je rencontre mes p'tit copains salonais que je n'ai malheureusement pas croisé la veille, préférant user de mon temps libre à honorer de ma présence mon fan club parisien -si!si!si! ma soeur et sa petite famille habitent Paris!-
Avec Nicolas Zamaurras on échange nos impressions. Il me donne des petits conseils qui montrent que ces derniers mois ont été exploités à fond pour étudier toutes les tactiques de courses et ne pas se laisser piéger: "Pars à droite c'est plus court!" me conseille-t-il, il a bien raison mais les autres y ont pensé aussi apparemment.... ;)
Bref la pression monte et c'est parti, l'eau est bonne 21°C contre un petit 13°C à l'extérieur, c'est trop bon! on m'avait dit que ça taperait un peu. Et effectivement ça a tapé, et longtemps, j'ai eu l'impression qu'un gars a nagé dans mes pieds du début à la fin: il me touchait les pieds sans arrêt! j'ai bien essayé d'aller dans les algues pour les semer mais un autre vers les 3000m m'a même atrapé la cheville. Manque de bol (ou pas?) j'ai eu une crampe au mollet quand j'ai cherché à le dégommer! C'est bizarre d'habitude j'ai pas de crampes.... la fin de la natation arrive et je regrette la chaleur de l'eau: qu'est-cequ'on était bien!
Ensuite on enchaine par........ le VELO! Je retiens que j'ai eu froid.... très très très froid au début. Le parcours était ombragé, malheureusement, et jusqu'au 70ième kilo ça a été galère! Ensuite tout s'est enchaîné comme à la reco du 9 Juin (merci la ligue provence de tri.): Isoard, ravito, Briançon, sandwich, champcella, et( ....) Chalvet (la bête) bref tout nickel même le vent de face qui était prévu!
Et là, le moment tant attendu qui arrive après les 188km à vélo: le MARATHON! je l'ai trouvé pentu ce marathon. Jamais vraiment plat, et même sur le peu de plat, il y avait toujours ce vent! Bref un marathon au parcours corsé mais varié -ça aide à encaisser- Zamorra -l'unique- me met un tour dans la vue au 18ième kilo, ça calme! Par contre un public très présent sur tout le parcours et bien sûr clin d'oeil à tous mes fans (big up!) et à tous ceux qui ont crié allez SALON! Je coise au passage Nico qui a l'air en forme et serein, et Mickaël qui lutte un peu plus,  mais à ce stade là on serre tous les dents!
Voilà 12h13 d'effort et j'y suis: EMMMMMBBBBBBRRRRRRUUUUUUUUMMMMMAAAAAAANNN!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
J'apprendrai par la suite que tous les autres Salonais ont fini ce qui sera la cerise sur le gros gateau  vu tout ce que ça représente de s'aligner sur cette course mythique! BRAVO Ben Nico et Micke ------>    LES GARS ON L'A FAIT!!!!         :) P..... je suis bien content !!!!! "

Jacques R. 87ième en 12h13'


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Départ du Courte Distance Embrun Live ;-)

LE LIVE DU "M" DE EMBRUN : 1er Salonais Bruno, puis Cyril, puis Stéphane et Maxime !

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LE LIVE DU "M" DE EMBRUN : 
1er Salonais Bruno, puis Cyril, puis Stéphane et Maxime !!
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